Le Réseau Universités Sans Frontières 34, accompagne les étudiant-e-s étranger-e-s dans leurs démarches administratives chaque semaine lors de ses permanences. Des dizaines d’étudiant-es nous contactent car ils n’ont toujours pas reçus de confirmations de renouvellement ou de demande de leur titre de séjour étudiant. Après de multiples sollicitations nous avons finalement reçu pour réponse qu’« à ce jour plus de mille dossiers sont à traiter. », et que « le service qui traite des demandes « étudiant » connaît actuellement une surcharge de travail et un sous-effectif croissant ».
Cette situation alimente l’angoisse, l’incertitude et la précarité de nombreux-ses étudiant-es dont la situation dépend directement de ces démarches administratives.
Nous rappelons que derrière chaque dossier se trouve :
- un-e étudiant-e dont la situation financière et/ou administrative est suspendue à une décision et qui ne peut accéder à ses droits.
- Un-e étudiant-e dont l’inscription à l’université peut être bloquée et qui peut voir son année invalidée de par l’impossibilité d’obtenir une alternance ou un stage faute de titre de séjour.
La dégradation des conditions de travail des agent-es et la dégradation du service rendu aux usager-es sont les deux faces d’un même problème : les coupes budgétaires et les politique répétées d’austérité dans les services publiques.
Cette situation s’inscrit dans une politique raciste plus globale, alors que les étudiant-es extra-européen-es subissent déjà des frais d’inscription 16 fois plus importants (2850€ pour une inscription en licence et 3879€ pour un master), que le gouvernement vient de supprimer les APL pour les étudiants extra-européen-es et annonce engager « un travail » pour « renforcer la sélectivité des étudiants étrangers» ce qui risque une nouvelle fois de dégrader les conditions d’accueils et d’études des étudiant-e-s étranger-e-s.
Nous exigeons :
- Une communication transparente sur les délais réels de traitement.
- La mise en place de mesures exceptionnelles pour traiter les dossiers les plus urgents et la garantie qu’aucun-e étudiant-e ne soit pénalisé·e du fait des retards administratifs.
- Le recrutement immédiat de personnel supplémentaire et une politique digne d’accueil pour tous-tes les étudiant-es et toutes les personnes étrangères.
- L’abrogation de toutes les lois racistes à commencer par la loi « bienvenue en France » qui instaure les frais d’inscriptions différenciés.
Face à cela nous appelons :
- Les étudiant-e-s concerné-e-s par la situation à nous contacter par mail (rusf34montpellier@gmail.com).
- À se mobiliser massivement, le 14 mars à l’appel de la Marche des Solidarité contre le racisme, le fascisme et les violences d’état dès 14h30 place de la Comédie.
