Le 20 mai 2026, le gouvernement a publié son décret raciste.
Il prévoit des frais d’inscription différenciés de 2 895 € par année de licence et de 3 941 € par année de master pour les étudiant·es étranger·ères hors Union européenne, sans réelle possibilité d’exonération.
À la suite des diverses mobilisations, le gouvernement a partiellement reculé : le plafond d’exonération a été relevé à 30 % à compter de la prochaine rentrée, avant d’être abaissé à 25 % en 2027.
L’Université Rennes 2 et l’Université Paris 8 ont déjà annoncé qu’elles n’appliqueront pas les frais d’inscription différenciés et appellent les autres universités à faire de même. Aussi, le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, instance consultative de la communauté universitaire) a massivement rejeté ce décret.
Situation sur l’université Paul Valéry :
L’Université Paul Valéry appliquait déjà partiellement les frais d’inscriptions différenciée contrairement à l’Université de Montpellier l’UM. En effet l’exonération était conditionnée à la réussite de l’année universitaire.
La Direction des Relations Internationales et de la Francophonie (DRIF) annonce déjà aux étudiant·es étranger·ères hors Union européenne qu’ils seront soumis à ces frais d’inscription racistes :

Cette situation plonge de nombreux·ses étudiant·es dans la précarité et dans l’incertitude quant à leur scolarité et à leur situation administrative. Alors même que les APL viennent de leur être supprimées et que leurs titres de séjour sont massivement refusés ou laissés en attente par la préfecture.
Mais que faire ?
Nous appelons le président de l’Université de Montpellier (UM) et la présidente de l’Université de Montpellier Paul-Valéry à suivre l’exemple des universités Rennes 2 et Paris 8 et à ne pas appliquer ces frais d’inscription différenciés.
Nous appelons les élu·es des conseils centraux de l’Université de Montpellier et de l’Université de Montpellier Paul-Valéry à déposer des motions contre les frais d’inscription différenciés.
Nous appelons à rejoindre massivement les mobilisations du 10 juin et du 21 juin contre les frais d’inscription différenciés et, plus largement, contre la fabrication de sans-papiers par le gouvernement et les préfectures. Contre le racisme d’État et la fascisation de la société !
