CONTRE L’ATTAQUE RACISTE DU GOUVERNEMENT ET LA HAUSSE DESFRAIS D’INSCRIPTION : TOUS ET TOUTES DEVANT LA PRÉFECTURE CE JEUDI 30 AVRIL 2026 à 18h30 !

Le gouvernement d’Emmanuel Macron, par la voix de son ministre de l’Enseignement Supérieur, vient d’annoncer une mesure d’une violence inouïe : l’interdiction pure et simple pour les universités d’exonérer de frais d’inscription les étudiant·es internationaux venant de pays hors Union Européenne.

S’inscrire à l’université coûtera désormais 2 895 euros pour une Licence et 3 941 euros pour un Master pour tout·e étudiant·e n’ayant pas une nationalité européenne. On oblige ces jeunes à payer des frais d’inscription 16 fois plus chers que leurs camarades européen·nes !

Pour rappel, en 2018, le gouvernement avait déjà annoncé la mise en place de ces frais différenciés pour les étudiantes et étudiants non-européens, mais face à la mobilisation étudiante, il avait finalement autorisé les universités à ne pas les appliquer. A Montpellier, la mobilisation avait aussi permis d’obtenir des deux universités qu’elles n’appliquent pas cette augmentation.

Cette décision s’inscrit dans une politique xénophobe et anti-sociale globale. Alors qu’il y a quelques mois, le gouvernement choisissait déjà de supprimer les APL (aides aux logement) aux étudiant·es extra-communautaires, cette nouvelle attaque enfonce le clou. Déjà exclu·es des bourses sur critères sociaux, ces étudiant·es sont délibérément condamné·es à la précarité extrême ou à l’abandon de leurs études.

À Montpellier, la réalité de cette précarité crève déjà les yeux. Les distributions alimentaires étudiantes sont pleines à craquer et peinent à répondre à une demande toujours grandissante. Dans ces interminables files d’attente de la faim, les étudiant·es étranger·es sont massivement présent·es, luttant simplement pour survivre et pouvoir étudier. Au lieu de les soutenir, le gouvernement les saigne à blanc. Nous n’y voyons pas autre chose que l’application cynique de la « préférence nationale » : le gouvernement continue de s’approprier et d’appliquer le programme de l’extrême droite en développant un statut spécifique et discriminatoire pour les étudiantes et étudiants internationaux.

Cette annonce met également en lumière la supercherie des « Assises du financement des universités ». Ces assises, annoncées en grande pompe par le gouvernement, visaient à répondre aux problèmes de sous-dotation budgétaire rencontrées par de plus en plus d’universités. Derrière les discours lisses sur « l’attractivité » ou le « rayonnement international », se cache toujours la même réalité brutale : le gouvernement compte bien faire payer les pots cassés de sa politique austéritaire aux étudiantes et étudiants.

Depuis 2018, le coût des inscriptions à l’université augmente, notamment avec la taxe CVEC ainsi que l’indexation des droits d’inscription sur l’inflation.

Aujourd’hui, cette augmentation imposée des frais d’inscription pour les étudiantes et étudiants internationaux hors Union Européenne ouvre la voie à une future augmentation généralisée des frais d’inscription pour l’ensemble de la communauté étudiante.

Partout où ces frais exorbitants sont appliqués, les conséquences sont désastreuses et le tri social et raciste déjà à l’œuvre est exacerbé : des centaines de jeunes sont contraint·es de stopper net leurs études, se voyant parfois annuler des diplômes déjà entamés.

Face à cette nouvelle attaque xénophobe visant à exclure les étudiant·es étranger·es de nos campus, nous ne resterons pas silencieux.

Nos organisations appellent l’ensemble des étudiant·es, des lycéens, des personnels et des chercheur·ses à se mobiliser massivement pour faire plier le gouvernement.

Nous appelons à un grand rassemblement ce jeudi 30 avril à 18h30 devant la préfecture de Montpellier (place des martyrs de la résistance, tramways 4 et 5 Peyrou et 1 Louis Blanc).

Nous exigeons :

  • Le retrait immédiat de la hausse des frais d’inscription pour les étudiant·es extra-communautaires.
  • L’abrogation de l’ensemble des frais différenciés et la gratuité totale de l’Enseignement Supérieur.
  • Le retour des aides sociales (APL et bourses) pour tous les étudiant·es, quelle que soit leur nationalité.
  • Des moyens d’urgence pour lutter contre la précarité alimentaire et étudiante.
  • La fin de la sélection sociale et raciste.

Signataires :

  • SCUM – Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier
  • Universités contre le racisme
  • RUSF34 – Réseau Universités Sans Frontières 34
  • La CIMADE Montpellier
  • LDH Montpellier
  • Les Jeunes Insoumis.es Montpellier
  • Union Syndicale Solidaires 34
  • France Amérique Solidarité – Montpellier

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