Imagine devoir payer 2 895 € ton année de licence ou 3 941 € ton année de master si tu redoubles ton année ! Tu trouves ça énorme ? Eh bien, ce serait le cas si tu es un·e étudiant-e étranger-ère. En effet, les étudiant-es extra-européen-nes subissent des frais d’inscription 16 fois plus importants (2 895 € pour une inscription en licence et 3 941 € pour un master) avec l’application de la loi « Bienvenue en France ».
À l’université de Montpellier, tu es exonéré-e des frais d’inscription différenciés. Alors qu’à Paul-Valéry, tu es exonéré-e, mais l’exonération est conditionnée à la réussite du passage en année supérieure. C’est-à-dire que si tu redoubles, tu payes 2 895 € ta licence et 3 941 € ton master, contre 178 € en licence et 254 € en master avec une exonération des frais différenciés.
Mais que fait la présidente de l’université Paul-Valéry ?
Pendant ce temps, la présidente de l’université songe à ne plus exonérer les frais d’inscription. Pire encore, celle-ci est en train de vouloir supprimer les rattrapages ainsi que la compensation entre les matières et les semestres avec l’Approche par Compétences (APC) pour l’année prochaine.
En effet, les nouvelles règles de validation et de compensation envisagées pour les enseignements communs (langues, MTU, transition écologique) seraient selon la modalité « acquis/non acquis », les sortant ainsi du système de compensation actuel. Une attaque contre la compensation est une attaque raciste et élitiste. En effet, les étudiant-es les plus précaires sont amené-es à travailler à côté de leurs études, ce qui est un facteur d’échec pour la validation de leurs diplômes. Cela aura pour conséquence de rendre l’université encore plus sélective. Sans oublier le stress que cela va générer, notamment pour les étudiant-es étranger-ères qui seront sous la menace constante de payer 2 895 € leur licence et 3 941 € leur master, avec le risque de ne pas se faire renouveler leur titre de séjour et de risquer une OQTF, voire pire.
Mais Que faire ?
Face à ces attaques, il est primordial de se mobiliser collectivement pour l’abrogation de la loi « Bienvenue en France » et contre l’Approche par Compétences (APC). Nous appelons l’ensemble des étudiant-es, personnels et soutiens à se rapprocher du Réseau Universités Sans Frontières 34 afin de lutter contre la préférence nationale et la sélection !
